écrire et publier un livre
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5 étapes pour écrire et publier un livre

Écrire et publier un livre, ce n’est pas seulement créer un livre bien écrit et joliment mis en page. C’est avant tout concevoir un livre qui ne donne jamais l’impression d’avoir été réalisé à la va-vite et qui fasse professionnel. 

Un livre professionnel, c’est un livre qu’on a envie de lire, de garder, de partager, parfois même d’annoter ou de recommander. C’est un ouvrage facilement compréhensible où son lecteur comprend rapidement où il va et ce qu’il va apprendre ou découvrir. Le propos est pensé pour offrir une véritable expérience de lecture.

Un livre professionnel, c’est aussi un livre qui laisse une trace par son contenu, son angle, sa manière de transmettre une idée ou une expertise. Il parvient à marquer les esprits et à créer une forme de lien avec son lecteur. Enfin, c’est un projet dans lequel on a choisi d’investir, que ce soit de son temps, son énergie, sa réflexion ou de son argent.

C’est un objet intemporel qui témoigne du soin apporté au sujet et de l’envie réelle de le transmettre. Parce qu’entre avoir quelque chose à dire et réussir à en faire un livre abouti, il subsite cinq étapes inévitables.

Les 5 étapes pour écrire et publier un livre qui ne fasse pas amateur

Définir un sujet, un angle éditorial et une cible cohérente

Un bon livre se situe à l’intersection du bon sujet, du bon angle éditorial et du bon lecteur. Qu’est-ce que cela signifie ? Le bon sujet, c’est celui avec lequel vous êtes à l’aise, celui que vous avez envie de partager, mais aussi celui sur lequel vous portez un regard qui vous appartient.

Ce regard, c’est votre angle éditorial. C’est votre point de vue, votre manière d’aborder le sujet, nourrie notamment par l’expérience que vous en avez eue. C’est aussi ce qui permettra de distinguer votre livre de tous ceux qui pourraient traiter du même thème.

Ensuite, ce sujet et cet angle doivent rencontrer un public cible. Un livre qui cherche à parler à tout le monde risque finalement de ne parler véritablement à personne. Chaque sujet trouve son public et, plus votre livre sera pensé pour les personnes auxquelles il s’adresse, plus il aura de chances d’atteindre celles qui sont réellement susceptibles de s’y intéresser.

N’oublions pas non plus qu’un livre est un actif qui peut continuer à vivre pendant de nombreuses années, parfois même après votre propre existence. Il se transmet, circule, change de mains et peut toucher plusieurs générations de lecteurs. Votre public ne se limite donc pas nécessairement aux personnes susceptibles de vous lire aujourd’hui, mais à d’autres, dans peut-être 10, 15 ou 20 ans.

Bien sûr, il n’est pas utile de s’embarquer dans ce genre de calcul au départ. Il faut d’abord écrire avec son cœur, son expérience, son vécu et l’ambition de partager quelque chose qui vous tient à cœur.

Créer une structure qui tient la route, un plan détaillé avec un fil rouge

On parle très peu du fil rouge d’un livre. Mais écrire et publier un livre tient à un élément fondamental, le fil rouge. On évoque souvent le plan, la structure, les chapitres, mais ce qui guide réellement le lecteur du début à la fin, c’est ce fil rouge.

Les différents chapitres et sous-chapitres viennent s’y accrocher comme autant de points d’ancrage. Ils permettent au propos de progresser tout en conservant une cohérence d’ensemble.

Dans un livre professionnel, ce fil rouge peut prendre différentes formes. Il peut s’agir d’une transformation, d’un idéal à atteindre, d’un problème à résoudre ou encore d’un cheminement qui conduit le lecteur d’un point de départ vers un point d’arrivée. Chaque partie du livre doit alors participer, d’une manière ou d’une autre, à cette progression.

Aborder la rédaction de son livre avec régularité

La régularité est l’une des formes les plus concrètes de la persévérance. Lorsque l’on parle d’habitude, on parle de régularité. Lorsque l’on parle de consolidation, on parle de régularité. Et lorsque l’on parle d’un livre, on parle également de régularité, et ce pour des raisons assez évidentes :

  • La régularité permet d’aller au bout de son projet et de garder le cap.
  • Elle permet également de garder le fil, le ton et le style, voire de les renforcer.
  • Elle permet aussi de consolider son idée de départ.

Laisser de côté son projet pendant un, deux ou trois jours ne vous fera pas perdre de vue votre objectif. Au contraire, prendre un peu de recul peut parfois aider. C’est comme reprendre son souffle après avoir été en apnée.

Quand je parle de régularité, je parle surtout de garder un rythme : se donner un rendez-vous quotidien ou hebdomadaire, selon son emploi du temps, et s’y tenir. Et surtout, éviter de céder trop souvent au « non, aujourd’hui je ne peux pas parce que… ». Car ce « parce que » peut vite devenir une habitude qui fera que votre livre restera, lui, au fond d’un tiroir.

Et si vous n’êtes pas du genre à pouvoir tenir ce rythme dans le temps, mais que vous avez vraiment envie de faire naître votre livre, vous pouvez toujours demander de l’aide. Soit à un coach d’écriture, même si vous devrez tout de même conserver une certaine régularité pour faire avancer votre projet, soit à un·e prête-plume professionnel·le qui pourra prendre en charge tout ou partie de l’écriture pour vous aider à concrétiser votre projet de livre.

Corriger, relire, finaliser son manuscrit

Lorsqu’on se lance dans l’écriture d’un livre, on pense souvent, à tort, que le premier jet est la version finale, ou presque. Les miracles n’existent pas : un premier jet est rarement la version qui sera publiée telle quelle. Certains grands auteurs parlent d’ailleurs du premier jet comme de l’ossature du livre. Mais une ossature a besoin d’être habillée. Stefen king dans Écriture : Mémoires d’un métier, écrit « Write with the door closed, rewrite with the door open », traduite en français par « écrivez la porte fermée, corrigez la porte ouverte ».

Pour lui, le premier jet est d’abord un espace de création libre, dans lequel l’auteur écrit pour lui-même, sans laisser les avis extérieurs interférer trop tôt. Ensuite vient le travail de réécriture, où l’on commence à penser davantage au lecteur, à la cohérence du texte et à ce qu’il faut renforcer, supprimer ou clarifier.

Corriger et relire font partie intégrante du processus d’écriture. Une fois que le livre commence à prendre forme, que ses axes sont solides et que son contenu tient la route, vient le temps de la correction pure et dure de l’ouvrage, celle qui ne doit laisser passer aucune coquille.

Et même si, en tant qu’auteur, on peut se montrer comme un véritable sniper des fautes d’orthographe, de grammaire et de conjugaison, lorsqu’il s’agit de son propre livre, sur lequel on a passé des heures et des heures, on finit par ne plus avoir le recul nécessaire pour tout repérer.

Il est donc toujours préférable de faire relire son livre par une personne extérieure particulièrement à l’aise avec la langue française ou, mieux encore, par un correcteur professionnel.

Et si vous n’êtes pas non plus certain du contenu de votre texte, de sa cohérence ou de la construction globale de votre livre, vous pouvez aller plus loin en faisant appel à un professionnel capable de porter également un regard éditorial sur votre manuscrit. L’objectif n’est alors plus seulement de traquer les fautes, mais aussi d’identifier ce qui peut être clarifié, renforcé, déplacé ou retravaillé pour parvenir à une version réellement aboutie.

Choisir un mode d’édition adapté à son projet

Une fois son manuscrit terminé, reste à savoir ce que l’on souhaite en faire en termes d’édition. Bien que cette question mérite d’être posée bien avant le point final de son ouvrage, elle devient évidemment cruciale au moment de publier.

Alors, comment choisir son mode d’édition ? Vous trouverez un article entièrement dédié à ce sujet ici, mais voici déjà les deux principales voies qui s’offrent à vous.

La maison d’édition traditionnelle

Passer par une maison d’édition traditionnelle permet tout d’abord de bénéficier de son image, de son réseau et de son savoir-faire éditorial. Votre livre est publié sous le nom de la maison d’édition, qui prend également en charge les différentes étapes nécessaires pour transformer votre manuscrit en ouvrage publié : travail éditorial, correction, conception graphique, mise en page, fabrication, diffusion et distribution.

L’auteur n’a donc pas à financer lui-même la publication de son ouvrage. En contrepartie, il cède à l’éditeur certains droits d’exploitation définis dans son contrat et n’est plus seul maître des décisions qui entourent son livre.

L’autoédition

L’un des principaux avantages de l’autoédition est justement de rester seul·e maître à bord de son projet. Vous conservez la main sur votre contenu, votre couverture, votre prix, votre calendrier de publication ou encore la manière dont vous souhaitez promouvoir votre livre.

Cette liberté implique cependant de prendre en charge toutes les étapes nécessaires à sa publication. Avec une plateforme comme Amazon KDP, la mise en ligne d’un livre peut se faire sans frais de publication et relativement rapidement. Mais la correction du manuscrit, sa mise en page, la création de la couverture ou encore sa promotion restent à votre charge.

S’autoéditer ne signifie donc pas simplement télécharger un fichier et appuyer sur « Publier ». Pour obtenir un résultat professionnel, il est indispensable de maîtriser un certain nombre de règles éditoriales et de contraintes techniques. Et pour toutes les étapes que vous ne souhaitez pas, ou ne savez pas réaliser vous-même, vous pouvez bien sûr vous entourer de professionnels de l’édition.

écrire et publier un livre

Nous avons parcouru les 5 étapes inévitables pour vous aider à écrire et publier un livre professionnel.

La question, maintenant, est de savoir si vous êtes réellement prêt·e à faire valoir votre expertise à travers un livre, à transmettre votre expérience ou à enfin parler de ce sujet qui vous tient à cœur depuis des années.

Car au fond, écrire un livre ne commence pas forcément par avoir toutes les réponses. Cela commence souvent par décider que ce que l’on a à transmettre mérite de prendre forme.

Alors, qu’attendez-vous pour commencer le vôtre ?